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Dans le revers de ce 18e agenda, un dessin d’Olga. En face, un autocollant volé dans un train allemand. La série de tampons des pages suivantes a-t-elle été empruntée au tampographe Sardon ?

Ensuite, des indications qui doivent correspondre à un plan de tournage à Zlarin (Croatie), et à droite le planning de la rando vélo 2009.

Du 18 au 23 août, les comptes de la résidence à Zlarin.

Lundi 25 août, début de notre randonnée cycliste en Aveyron, avec pas mal de problèmes de pneus. En passant par Laguiole, j’achète un couteau à Pierre.

Vendredi 29 août, c’est la première année où je ne suis pas avec Mia pour son anniversaire. Cela se reproduira, elle me le rappelle encore régulièrement.

Samedi 30, ma mère fête ses 70 ans dans la salle communale de Pomeys.

Mardi 2 septembre, je note que la Fondation Onassis ne soutiendra pas le projet Famagusta, je ne me souvenais pas que nous l’avions sollicitée.

Samedi 6 septembre, Nadia quitte notre appartement de la rue des Couronnes pour récupérer celui d’Hervé rue Haxo, tandis qu’Hervé vient emménager chez nous.

Ce jour-là, Nicos Charalambides inaugure une installation, Ledra Barricade, devant le Centre Pompidou, commissariée par Androula. Nous enchaînons par une réunion du projet Famagusta puis un dîner dans un restaurant marocain, place Pompidou (devenu « Le cirque » aujourd’hui je crois). Nous cherchons un nom plus général à notre projet et le trouvons. Suspended spaces est né le 6 septembre 2008. Historique.

Jeudi 11 septembre, soutenance de Master de François Bellenger, qui intégrera plus tard l’aventure Suspended spaces.

Vendredi 12, j’écris encore « réunion Famagusta ». Brent nous rejoint pour travailler sur un projet européen.

Vendredi 19 septembre 2008. Depuis la chute de la banque Lehman Brothers 4 jours plus tôt, les bourses s’affolent.

Sandrine, la pote de fac d’Emma, nous invite à sa crémaillère. Je note « jeunes » en montrant les invité·es assi·ses au sol. Je crois que je me suis senti vieux ce soir-là.


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Lundi 9 mars 2009, encore un AG des enseignant·es : la grève est prolongée. Cela me donne l’occasion de passer par Paris faire quelques emplettes au Monte-en-l’air et de constater que Vilma marche.

Jeudi 12, je perds quelques points de permis en consultant mon téléphone à un péage. Fuck. Les étudiant·es occupent la fac.

Samedi 14 mars, Olga dessine, concentrée, nous allons voir Les plages d’Agnès pour nous rapprocher de Noirmoutier. Et Alain Bashung est mort.

Mardi 17, un chasseur de souris vient nous débarrasser de LA BÊTE en faisant des trous un peu partout dans les murs et le plafond.

Dimanche 22. En profitant des rayons du soleil devant le problématique Musée Royal de Tervuren, nous assistons à une scène consternante : des scouts font un jeu de rôle qui consiste à évangéliser des peuples, répartis dans différents espaces du parc. L’un annonce triomphant qu’il a convaincu 4 croyants en Asie ; un chef explique « qu’un évêque africain a utilisé le vaudou pour exorciser un fidèle : moins 4 points ! ». Ah ah, trop fun la colonisation belge !! Tout ça ne nous rendra pas le Congo !

Lundi 23, l’AG des enseignant·es vote encore la grève.

Jeudi 26 mars, j’organise le colloque « cultures adolescentes et création artistique ». La fac n’est donc plus occupée ? Le sociologue Philippe Coulangeon, dessiné ici, clôt la journée. A la pause repas, il y a un petit malaise : Denis Briand (paix à son âme) commence à tailler l’exposition « N’importe quoi » au Mac Lyon, sans se souvenir que le commissaire est Vincent Pécoil, qui mange en face de lui. Gloup.

Jeudi 2 avril, la fac est bloquée alors nous recevons les étudiant·es dehors (alors que nous sommes en grève ?)

Samedi 4, Noirmoutier. Marie est enceinte !

Mardi 7 avril 2009, la terre tremble à L’Aquila en Italie. Je note l’information parce que nous recevons régulièrement des étudiant·es erasmus de cette ville. Le séisme fait 309 morts mais ce sera surtout la corruption organisée autour de la reconstruction qui sera dénoncée ensuite, pointant du doigt la responsabilité de Berlusconi.

Jeudi 9 avril, le projet européen Suspended spaces est accepté.

Jeudi 16, nous emmenons nos étudiant·es voir des expos à Paris : Mark Lewis à la Maison d’Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne, puis HF/RG qui réunit au Jeu de Paume Harun Farocki et Rodney Graham et enfin Roman Signer au Palais de Tokyo. Il·elles ont de la chance ce jour-là, nos étudiant·es.

Vendredi 17 avril, réunion de travail Suspended spaces à Amiens, où les choses se précisent. Brent nous présente Jan Kopp qu’il souhaite associer à la conception scénographique de l’exposition à venir. Première rencontre.

Samedi, réunion-brunch chez Françoise, où nous fêtons le projet européen avec Daniel et Seloua Luste Boulbina qui rejoint le collectif.

Dimanche 19, je dessine peut-être l’origine de l’ornithophobie d’Olga : ce rapace du Parc Paradiso qui traverse l’assistance et passe à quelques centimètres de nos têtes.

Mercredi 22, petit croquis en bas du parc aux canards à St Gilles.

Dimanche 26 avril, belle exposition Luc Tuymans et Bruno Serralongue au Wiels.

Samedi 2 mai : la Thuringe est jumelée avec la Picardie, et notre université a développé dans ce cadre un projet avec l’Esad d’Amiens et le Bauhaus de Weimar : colloque, échanges réciproques, expositions. Je pars avec deux collègues, Gaël et Vincent, et un chouette petit groupe d’étudiant·es, Nicolas, Hélène, Lucas, Flora, Estelle et Charles. Nicolas rencontre sa future femme pendant ce séjour, il viendra me la présenter quelques années plus tard.

Nous avons prévu de visiter le camp de Buchenwald. La veille, dimanche 3 mai, nous décidons de longer le camp par l’extérieur, dans la forêt, puis de revenir à pied jusqu’à Weimar. Comme pour approcher doucement, ou autrement, la réalité du camp. Et se rendre compte en passant de sa troublante proximité avec le centre-ville.

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Les 4 semaines qui viennent sont un peu banales, le train-train d’une vie de famille. C’est la limite de cet exercice de publication hebdomadaire : il n’y a parfois pas grand-chose à dire.

Lundi 22 septembre, une semaine en grande partie consacrée au projet Famagusta, avec plein de problèmes dont je ne me souviens pas.

Samedi 27, Sébastien part à 5h du matin (où ?) et Paul Newmann est mort. Première escapade à Bruges.

Mercredi 1er octobre, visite de la super expo « D’une révolution à l’autre » au Palais de Tokyo, où Jeremy Deller, pour sa carte blanche, n’expose quasiment que des œuvres de sa Folk Archive (donc l’éléphant mécanique Snowdrop de la famille Clare d’Egremont).

Samedi 11 octobre, Jörg Haider meurt d’un accident de voiture en sortant d’une boîte de nuit. Né dans une famille autrichienne nazie, militant d’extrême droite de longue date, il avait été le premier chef de parti européen à accéder au pouvoir dans une coalition « noire-bleue ».

Mardi 14 octobre, Guillaume Depardieu est mort.

Le soir, je vais au cinéma (seul ?) voir Valse avec Bachir d’Ari Folman.

Samedi 18, visite de l’expo Réfléchir le monde à la Centrale Électrique, qui présente 12 artistes français dont Kader Attia. Sa vidéo Oil and sugar, montre un cube blanc, composé de morceaux de sucre, filmé pendant que de l’huile sombre est versée dessus, dans une évocation de la Kaaba. J’ai sans doute été d’autant plus curieux de cette œuvre que j’avais réalisé des vidéos avec des architectures en cubes de sucre.

Le soir, vernissage à Argos où je découvre une vidéo d’Armin Linke.

Lundi 4 mai 2009. Repas officiel avec la délégation des régions Picardie et Thuringe, dans l’hôtel Elephant dont on nous avait dit le matin même qu’il était l’hôtel préféré d’Adolf Hitler. Malaisant.

La cérémonie pour le 15e anniversaire du jumelage, à la chancellerie de Thuringe à Erfurt, mêle des discours, des danses folkloriques et des performances hip hop. Malaisant aussi.

Mercredi 6 mai, visite du camp de Buchenwald qui met des images sur les mots de Jorge Semprun que j’ai lu avant de partir. Dans l’après-midi, nous improvisons un peu d’urbex dans un ancien hôpital du temps de la RDA. C’est étonnant comme Weimar met en avant l’importance de la mémoire (Goethe et Schiller, le nazisme) tout en occultant totalement la période socialiste.

Vendredi 15 mai, je dessine Velupillaï Prabhakaran, le chef des tigres tamouls, dont l’image est diffusée par l’état sri lankais pour annoncer la chute de la rébellion. Ce qui est bizarre c’est que le leader est officiellement mort seulement le 19 mai.

Samedi 16, visite de l’exposition Eutopia de Filip Berte à la Centrale électrique (devenue Centrale for Contemporary Art en 2012). Filip rejoindra le projet Suspended spaces.

Jeudi 21 mai, petit séjour à Pomeys pour fêter les 70 ans de mon père. Vendredi, je fais un dessin de la maison pour lui offrir. L’après-midi, nous faisons des arcs dans le bois.

Samedi 23, croquis de Anouk au bord de la piscine de Diemoz.

Mercredi 27 mai, nous emmenons nos étudiant·es en visites à Lille. Je dessine la vidéo d’Adrian Paci que nous présenterons dans la futur expo Suspended spaces à Amiens.

Dimanche 31, Alain K a terminé mon site internet et nous décidons une inauguration commune le dimanche 31, en promettant un dessin original à tout·es cell·eux qui nous enverrons une photo avec du Campari comme pour un vrai vernissage.

Mardi 16 décembre 2008, petit croquis de l’école de musique où Mia fait sa première « audition » (en fait juste une suite de morceaux joués en public par les élèves). Beaucoup trop de stress pour une enfant, et pour ses parents aussi d’ailleurs, à dégouter d’apprendre un instrument.

Dimanche 21 décembre, Mia en a maaare.

Semaine du 22 au 28 décembre, double croquis domestique, chez Marie-Claude puis chez mes parents, pour une habituelle traversée de l’hexagone de Bruxelles à Noirmoutier jusqu’à Grenoble en passant par les Monts du Lyonnais. Diesel mon amour.

Mardi 30, croquis d’Anouk qui dort sur le canapé, après une visite au Magasin de Grenoble pour l’expo Espèces d’espace consacrée aux années 80. Je dessine un Haim Steinbach. Sur les 45 artistes exposés, 6 femmes seulement. Les années 80 étaient à ce point masculines ou c’est juste qu’en 2009, les commissaires (des femmes) n’avaient pas encore cette préoccupation en tête ?

Samedi 3 janvier 2009, je dessine un char et des avions qui bombardent Gaza. Depuis le 27 décembre se déploie l’opération « Plomb durci ». Déjà.

Dimanche 4 janvier, une nouvelle Biennale de Bruxelles occupe les immenses espaces du Tri Postal au-dessus de la gare du midi. Il y fait un froid polaire et à peine arrivés, Mia se sent mal et fonce dans les toilettes pour vomir.

Lundi 5, je termine la lecture de Bottemless Belly Bottom, une bande dessinée toute en finesse, où l’auteur Dash Shaw s’étonne d’être autant choqué quand ses parents annoncent qu’ils divorcent alors que tous les enfants ont quitté le foyer depuis longtemps.

Dimanche 11 janvier, les étangs du Parc de Tervueren ont gelé et nous allons y faire des glissades comme dans un tableau de Brueghel. Joie d’habiter en Belgique !

Lundi 12 janvier 2009, le projet Suspended spaces entre dans sa phase logistique, avec déplacement à Amiens pour des réunions avec Gilbert Fillinger et Françoise Roux de la Maison de la culture (qui accueillera l’exposition), un rendez-vous technique à la présidence de l’université et une réunion du collectif en fin de journée à Paris.

Mardi 13, tiens je me suis trompé : ce n’est pas un retour à Paris mais à Bruxelles.

Mercredi 13, visite de l’expo de la scène belge émergente Un-scene au Wiels où je dessine les drôles de sculptures de Frédéric Platéus.

Vendredi 16, friterie de la barrière, samedi 17, soirée au Verschu, dimanche matin mal à la tête. Un week-end bruxellois très bruxellois.

Dimanche 18, séance de peinture avec Olga toujours très concentrée.

Lundi 19, depuis quelques mois je prends l’habitude de noter ici les livres que je termine, pour me souvenir du contexte de mes lectures. Peut-être aussi parce que je lis de plus en plus de romans ? Ce soir-là, je termine Nos années d’Annie Ernaux.

Lundi 26, je termine Suicide d’Edouard Levé. Ouch.

Mardi 27, les étudiant·es d’Amiens appellent à la grève.

Mercredi 28, j’envoie le projet Suspended spaces, mais à qui ?

Vendredi 30 janvier 2009, nouvelle résidence Suspended spaces à l’IMEC de Caen, sur les terres de Brent Klinkum qui organise ce grand week-end, avec tous les artistes de la résidence chypriote (ou presque) et quelques invités supplémentaires : Maïder Fortuné (et Tess) qui est allée à Chypre en décalé pour cause d’accouchement imminent, Seloua Luste Boulbina, Charlène Dinhut, Gilbert et Françoise. L’idée est de parler et discuter des projets de chacun·es et aussi d’entendre quelques communications. Je reconnais Marcel Dinahet et Daniel sur le dessin, pas les autres. Ziad Antar est train de parler ?

Les discussions sont plutôt vives, avec Koken Ergun en sniper et Victor Burgin en commissaire politique. Un peu lourd.

Mardi 3 février 2009, les enseignant·es de l’UFR Arts d’Amiens se mettent en grève contre la réforme du statut des enseignant·es-chercheur·es.

Lundi 9, je termine la lecture de Jour de souffrance de Catherine Millet, et je me dis que Jacques Henric, son mari qui écrit dans Art press des papiers très prétentieux, est vraiment un sale bonhomme.

Mercredi 11 février, avec la team Suspended spaces, sur le conseil de Brent, nous allons voir le spectacle installation documentaire Bonanza du collectif Berlin. Autour d’une grande maquette qui s’éclaire au fur et à mesure de la narration, un petit village paisible du Colorado se révèle être une sorte d’enfer social tant les sept habitant.e.s s'entre-déchirent. L’air de rien. Ce spectacle sera plus tard programmé en parallèle à l’expo Suspended spaces à Amiens. Nous renouvellerons souvent cette pratique dans les prochains mois et années : aller ensemble voir des expos ou des spectacles.

Jeudi 12 février : nous votons la poursuite de la grève.

Les soirées de cette semaine seront consacrées à la saison 1 de Desperate Housewife.

Dimanche 15, je dessine la cuisine de Marc et Christine où nous passons pas mal de temps.

Vendredi 20 février 2009, nous votons la grève jusqu’à la rentrée, hop là !

Samedi 21, week-end dans la maison de Marc et Christine à Wissant, où nous découvrons ce coin-là de la France.

Mardi 24, retour au Parc de Belleville où les filles peuvent enfin jouer dans le terrain de jeu au pied de l’immeuble qui était resté en travaux tout le temps que nous étions à Paris avant notre départ à Bruxelles. Il a changé depuis. Juste avant, nous introduisons Salomé à notre cantine bellevilloise (chez Alex).

Mercredi 25, belle expo Jimmie Durham à l’ARC tandis que Roman Signer fait des étincelles en face, dans l’expo Gakona du Palais de Tokyo. Je lui préfère ses œuvres moins efficaces.

Plus classique, petite séance de dessin devant Van Gogh au musée d’Orsay, pour une semaine de tourisme à Paris.

Samedi 28, Achile veut partir à Bruxelles avec Olga.

Samedi 7 mars, alors que nous attaquons la saison 5 des Soprano, LA BÊTE revient dans notre plafond et joue avec nos nerfs.

Lundi 1er juin 2009, je ne sais plus trop ce que j’ai dessiné ici, peut-être une aire de jeu dans la forêt croisée lors de notre balade cycliste avec les ami·es bruxellois ?

Mercredi 3, il aura fallu la visite des étudiant·es professeur·es de Weimar pour que je découvre les sites historiques de la grande guerre dans la Somme.

Samedi 6 juin, je re-regarde Shoah de Claude Lanzmann et lundi 8 je termine Le mort qui vient de Jorge Semprun. Buchenwald a besoin d’être digérée.

Lundi 8 juin 2009, mort d’Omar Bongo, à la tête du Gabon depuis plus de 40 ans et grand ami de la Françafrique.

Mercredi 10, c’est donc dans l’expo Vraoum ! à la Maison rouge que des tampons de Sardon sont mis à disposition… j’en avais utilisé dans les premières pages de l’agenda, montrées plus haut.

Au centre Pompidou, Philippe Parreno expo son film installé « June 8, 1968 » qui rejoue le déplacement du train transportant le cercueil de R. F. Kennedy, d’après la série de photos de Paul Fusco. La collection permanente au-dessus n’expose que des femmes pour équilibrer avec des décennies de sur-représentations masculines. Depuis, est-ce 50/50 ?

Vendredi 12, Mahmoud Ahmadinejab est réélu à la présidence iranienne. Les résultats donneront lieu à un large mouvement de protestation, comme cette manifestation que je note lundi 15 (7 morts).

Je ne reconnais pas le jardin dessiné sur la page de gauche. C’est peut-être celui de la maison de la mère de Marc à Liège, où nous arrivons vendredi 19...

Samedi 20, à l’occasion de ce week-end vélo, nous passons par Visé où Emma a passé sa petite enfance et où elle reconnaît « sa » friterie.

Jeudi 25, je termine la lecture d’Asile de fou de Régis Jauffret dont le premier chapitre m’a frappé. Une femme se réveille, dans le brouillard, parce que son beau-père sonne à la porte pour venir réparer un robinet. Au fil de leurs échange, elle apprend que son mari la quitte et qu’il a envoyé son père récupérer ses affaires. Le langage impose une logique à une suite de faits alors que la situation est absurde.

Vendredi 26, Michael Jackson est mort. Ça lui aura évité la prison…

Lundi 29 juin, croquis de la maison de Marc et Christine à St Gilles, côté jardin, pour un début de semaine très bruxellois : barbecue rue de la Victoire lundi, apéro au Verschueren et pizza Place Bethléem mardi, shopping rue Neuve, apéro Parc Forest et friterie de la Barrière mercredi. Allez dit !

Mardi 30 juin, tristesse, Pina Bausch est morte à 68 ans, après avoir appris cinq jours plus tôt qu’elle était atteinte d’un cancer généralisé. Sa mort est aussi extraordinaire que sa vie.

Jeudi 2 juillet, le responsable du patrimoine d’Amiens nous fait visiter la Citadelle en friche et pas encore promise à devenir un site universitaire.

Samedi 4 : mais c’est où ce lac et ce cygne ?

Dimanche 5 juillet, départ estival à Noirmoutier avec la 306 break et les vélos à l’arrière.

Vendredi 10, l’arrivée de la famille recomposée Pierre-Annick et leurs 6 enfants donnent des airs de colonie de vacances à notre séjour.

Mardi 14, c’est émouvant de voir ce dessin de Marie-Claude dans cette position tellement reconnaissable, ici au Vieil réchauffant Olga à la sortie du bain.

Mercredi 15, Pierre trace son fameux parcours de billes sur la plage.

Vendredi 17, partie de Loup-Garou. Dans un agenda de 1996 (13 ans plus tôt donc), nous jouions à L’assassin, dérivé d’un jeu de tradition oral russe, Mafia, inventé en 1986. J’en ai déjà parlé ici, nous étions persuadés qu’il serait possible de transformer L’assassin en jeu de plateau pour le commercialiser. Nous avons beaucoup imaginé mais n’avons jamais rien fait. En 1997, le jeu Werewolf est créé aux Etats-Unis, adaptant Mafia à une forme commercialisable. En 2001, deux Français inventent Les Loups-Garous de Thiercelieux, inspiré de Werewolf, avec le succès qu’on connaît. Seum ?

Dimanche 26, j’avais oublié le nom du cochon d’Inde Caramel-Totoro qui fera un passage éclair parmi nous. Il supportera mal la captivité et s’échappera à la première occasion (la semaine suivante) pour ne plus jamais réapparaitre. Cours, Caramel-Totoro, cours !

Agendas # 18 - 2008/2009

Mercredi 19 novembre, je termine péniblement un dossier ANR (lourd projet pour demander plein d’argent à l’Agence Nationale de la Recherche)… qui ne marchera pas (spoiler).

Samedi 22, un virus genre gastro traîne aux alentours. Emma n’est pas bien. Cela ne nous empêche pas de faire une carbonade dimanche, avec des frites de la Barrière de St Gilles. J’en ai l’eau à la bouche.

Mardi, Mia et moi sommes malades.

Mercredi 26 novembre 2008, attentat islamiste à Bombay, au Leopold Café d’abord, puis à la gare et dans l’hôtel Taj Mahal (que je dessine ici).

Toujours pas bien, je file quand même à Amiens pour un colloque organisé par Serge B. Je dessine Jean-Pierre Cometti (décédé depuis) et Bertrand alias Paul Ardenne. Je profite de mon passage à Paris pour aller voir Hunger de Steve McQueen, assez raccord avec ma gastro.

Dimanche 30, le virus sévit sur Salomé et St Nicolas fait une apparition dans le gymnase de l’école Peter Pan.

Lundi 1er décembre, shopping cadeaux de noël spécial fast fashion. Honte.

Mardi 2 décembre 2008, je note que la Grèce se révolte mais j’ai dû faire une erreur en remplissant mon agenda car je vois que les émeutes ont commencé le 6 décembre, après l’assassinat d’un adolescent par la police. Bizarre.

Mercredi 10 décembre, fête d’anniversaire féérique d’Olga à la maison.

Vendredi 12, éblouissante exposition d’Andrea Mantegna au Louvre suivi de Jordi Colomer dans une scénographie particulièrement élégante au Jeu de Paume. Chaque projection vidéo est pensée dans un espace spécifique, je me souviens d’écrans en cartons posés au sol, ou d’une salle aux murs rouges avec des chaises de toutes tailles.

Le soir, je suis missionné pour passer par Belleville acheter des Mémoboost, le dopage d’Emma pour ses exams. Dealer.

Samedi, je termine la lecture du roman Cendrillon d’Éric Reinhardt. Dans une des parties autofictionnelles du livre, Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault, à la terrasse d’un café, expose dans un long monologue très convaincant l’impasse du capitalisme financier.

Jeudi 30 juillet 2009, apéro chez Ben et Marie dont le ventre s’arrondit.

Mercredi 5 août 2009, le festival Estuaire propose une navette en car jusqu’à St Nazaire pour une remontée de la Loire en bateau. A Nantes, nous sommes fascinés par la meute de loups installée par Stéphane Thidet dans les douves du Château, puis par son « Refuge » (que nous baptiserons définitivement « la maison qui pleut »). Mia disait il y a peu que ce sont peut-être ses deux souvenirs artistiques les plus marquants. Stéphane rejoindra plus tard le collectif Suspended spaces.

Le lendemain, nous restons longtemps dans l’installation From Here to Ear de Céleste Boursier-Mougenot, où des oiseaux font sonner des cordes de guitares électriques. Magnétique.

Dans la nuit du jeudi 6, la jument Cora est sortie de son enclos par des jeunes crétins qui s’amusent à la faire galoper sur la route. Elle se fait renverser par un 4x4.

Dimanche 9 août 2009, je suis invité par Ivana Mestrov à la résidence Green Card for an Island sur l’île de Zlarin en Croatie. Nous sommes d’abord logés chez Spomenko, le curé du village qui a une rage de dent. Table ouverte dans le délicieux restaurant macédonien Vuneni.

Lundi 10 août, anniversaire de Gula, critique culinaire fan de Chimay et compagnon de Marina. Je suis venu avec mon train électrique Lego que je vais faire tourner chez des habitant·es puis dans l’église (merci Spomenko).

Mercredi 10, visite de l’ambassadeur de France en Croatie. Le soir, les artistes de la résidence se présentent au village. Yann réussit à lire son texte en croate. Respect. 

Dimanche 15. Chaque été, un groupe d’acteur·ices qui ont des maisons secondaires sur l’île, organisent des ateliers avec vacanciers et habitant·es, pour créer un spectacle (jeu, mise en en scène, musique, costumes, décors, vidéos…). Nous ne comprenons pas grand-chose mais c’est quand même génial !

Lundi 17, Emma part, sans doute pour passer quelques examens à Bruxelles.

Dimanche 23 août, la première soirée de notre traditionnelle randonnée vélo commence par un foot endiablé dans la cour du gîte municipal de Lourmarin dans le Lubéron.

Lundi 24 août 2009, la rando vélo commence par une belle montée dans la chaleur si j’en crois mon petit dessin. Le soir à Forcalquier, le resto n’a plus de pâtes et sert un muscat chaud à Bruno. Je ne sais pas si c’est pour ce dessin mais je me souviens que Bruno n’aimait pas trop que je le représente toujours hachuré. C’est vrai que c’est un peu bizarre de vouloir signifier ainsi sa couleur de peau.

Mardi 25 août 2009, naissance d’Eliott !

Mercredi 26, j’avais proposé une variante : rester deux nuits de suite au même endroit pour nous permettre de faire une balade à pied. Parce qu’il faut le dire, je n’aime pas les randonnées à vélo. Nous marchons donc dans les gorges de la Nesque où je fais le croquis d’une sieste qui chapeaute les trois premiers jours (Sébastien, Eric et Pierre-Alain de gauche à droite).

Vendredi, retour à Lourmarin pour un dernier foot devant le gîte puis remontée à Pomeys.

Samedi 29 août 2009, nous offrons La bonne paye à Mia pour son anniversaire (quelle drôle d’idée). J’ai du mal à comprendre où sont Emma, Mia et Olga, puisqu’elles étaient à Noirmoutier dans la semaine. Comment et quand sont-elles arrivées à Pomeys ??

Dimanche 30 août, fin des vacances, retour à Bruxelles et fin de l’agenda.

Dans le revers de l’agenda, une petite carte donnée par Marcel Dinahet quand nous étions en résidence à l’IMEC, pour annoncer son expo à La Criée de Rennes. On aperçoit une image d’une des vidéos qu’il exposait là-bas, tournée en immersion dans la Tamise face à la City de Londres.

Sur la couverture, un poster récupéré dans une expo je pense. Je n’arrive pas l’identifier.

Vendredi 25 octobre 2008, après un vol compliqué, nous arrivons à Tochni, village où aura lieu la première résidence Suspended spaces. Le choix du site est mal venu : nous l’ignorions (car l’information n’est pas beaucoup communiquée) mais un des plus importants massacres de civils turcs-chypriotes a eu lieu ici en 1974.

Dimanche 26, pas de grasse mat car au pied de nos fenêtres, une messe est donnée dès 7h, diffusée par des haut-parleurs. Plus redoutable que le muezzin (tellement plus long !).

Lundi 27, le groupe traverse la zone tampon jusqu’à la plage de Famagusta, devant le quartier fantôme de Varosha. François Bellenger s’éloigne du groupe et se fait arrêter par la police turque-chypriote. Denis Pondruel et Christophe Viart vont le chercher au poste plutôt que nous, qui avions déjà été arrêtés ici l’année dernière. Ils sont accueillis par un « Are you Éric Valette? » qui m'inquiétera un peu tout le séjour.

Le soir, Victor Burgin s’énerve contre la caméra de Christian Barani.

Mercredi 29, Köken Ergun s’est fait arrêter par la police grecque-chypriote. Ça devient lassant.

Jeudi, nous allons nous baigner sur la plage d’Aphrodite avec Ziad, Marcel, François, Katarina, Françoise et Daniel, et faisons un crochet pour visiter une énorme église en béton en construction.

Vendredi 31, retour à Famagusta pour interviewer le maire de la ville. En fin de rencontre, il nous ouvre sa terrasse et la vue panoramique sur la ville fantôme, conscient de son effet waouh !

Samedi 1er, après une soirée arrosée, Pravdo est réveillé à l’aube par des tirs de chasseurs. Il panique, pense à une attaque, fait sa valise, tambourine aux portes de Daniel et moi (qui dormons comme des pierres). Puis se calme dans la quiétude du village, décidément un peu chargé.

Le soir, le groupe fête nos anniversaires, Françoise, Koken et moi, avec 3 gâteaux bleu blanc et rouge. Fin de la résidence.

Mercredi 5 novembre 2008, beau cadeau, Obama est élu président (dessin tout pourri).

Samedi 8, fête des 40 ans de Florent, Éric, Pascal et Cécile sur la péniche Demoiselle le long du canal. Joyeux.